Comme le montrent régulièrement Bertrand Lemaire ou Louis Naugès, les décideurs choisissent trop souvent leurs logiciels en fonction de deux critères principaux : couverture fonctionnelle et notoriété de l'éditeur. (Voir par exemple les billets Diatribe à la Paresse ou To Vista or not to Vista, that is the question !.) Ce deuxième critère disparaissant, dans le cas des logiciels libres, on comprend mieux pourquoi, leur adoption est si lente en entreprise. Pourtant toute solution logicielle devrait être évaluée selon une grille de critères indépendants de sa caractéristique libre ou propriétaire. Voici quelques pistes.
Bien qu'il soit assez facile d'établir une liste de critères subjectifs (simple, ergonomique, etc), ceux-ci ne permettent généralement pas d'évaluer objectivement (autant que possible) les solutions disponibles. Pourtant, seule une évaluation objective s'appuyant sur des paramètres mesurables peut minimiser notre subjectivité. Pour dresser une telle liste de paramètres, nous partons des critères subjectifs que nous traduirons ensuite en une métrique. Par exemple, la liste suivante :
La satisfaction de ces critères peut être évaluée en mesurant des grandeurs plus objectives :
Sur le plan technique :
Sur le plan humain :
Toute étude menée pour choisir une solution devrait dresser la liste des critères subjectifs puis objectifs guidant le choix. L'étude doit ensuite concevoir la métrique à partir de ces critères plutôt que de se servir d'une grille standard qui sert à tous les projets. Et malgré cela, des facteurs subjectifs non mesurables auront toujours un grand rôle dans le choix...