Le syndrome facebook

Conseil | Web 2.0

Billet supprimé à la demande de mon ancien client car il divulguait des « sensitive information ».

Principes de base pour des applications facebook réussies

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Pourquoi certaine applications facebook sont de véritables succès tandis que d'autres sont des flops certains ? Selon Jesse farmer, de 20bits, il y aurait six principes de base :

  1. Simplicité. Comme toujours, plus votre application est simple à utiliser, plus ses chances de succès sont élevées.
  2. Socialisation. Facebook étant avant tout un réseau social, ses utilisateurs l'utilisent pour cela. Les fonctionnalités de votre application doivent être sociales avant tout, c'est à dire, présenter certaines facettes (goûts, activités, caractéristiques, etc) d'un utilisateur à d'autres utilisateurs.
  3. Viralité. Plus votre application est intrinsèquement virale, plus elle aura de succès. Certaines ne sont même que des idées virales : Vampires, WereWolves et... Vampires vs. Werewolves
  4. Cohérence. Votre application doit être cohérente avec la philosophie et les fonctionnalités du réseau social. Beaucoup d'applications réussies ne font qu'étendre les fonctionnalité de base de facebook.
  5. Originalité. Certains types d'applications sont déjà sur-représentés, comme les applications de citations (52 à ce jour depuis Dr. Martin Luther King Jr. quotes jusqu'à The Simpsons Quotes). Ne faites pas une n-ième application de ce genre sous peine de faire un flop.
  6. Qualité. Votre application doit être de grande qualité, en particulier, sans bug, rapide et robuste. Les utilisateurs n'hésitent pas à désinstaller une application boguée, lente ou inaccessible, quelqu'en soi l'origine.
Rien de nouveau ici : simplicité, cohérence, originalité et qualité sont des principes universels. S'y ajoutent socialisation et viralité qui sont deux principes extrêmement efficaces sur un réseau social, mais beaucoup plus complexes à mettre en œuvre. L'application doit en effet porter en elle-même ces deux principes, sans pour autant n'être que purement artificielle (comme Vampires par exemple) au risque d'avoir un succès... très éphémère.
Enfin, l'application doit être rentable, c'est à dire générer des revenus, car la popularité à un coût.

Les digg-like : une fausse bonne idée

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La recherche d'information intéressante est un problème récurrent sur le web auquel les digg-like ont cru apporté une solution. J'expose, dans ce billet, ma théorie pour expliquer cet échec et aborde les solutions qui, à mon avis, vont émerger.

Dans Blogasty et les limites du web 2.0, j'avais abordé le problème de l'intelligence collective et la qualité car blogasty promettait de « promouvoir les blogs selon la qualité de leurs billets ». Mais il est évident que d'une part la qualité est subjective et d'autre part l'information qui m'intéresse n'est pas toujours de qualité. J'aime assez le site Je galère au taff bien que je ne le considère pas comme un site de qualité. Les digg-like s'appuient sur la courbe popularisée par Chris Anderson dans son article La Longue Traîne traduisant le fait qu'une minorité d'articles est plébiscité par un majorité de personne.

Dessin de la courbe longue traine
La La longue traîne est représentée en jaune (image Wikipédia)

Mais cette image est trompeuse pour deux raisons :

  • Un contenu populaire n'est plébiscité que par un petit nombre d'utilisateur.
  • Ma courbe d'intérêt ne se superpose pas à celle-ci.

Ne disposant pas de données chiffrées, j'expose ma théorie avec des données purement fictives, qu'il serait très intéressant de confronté à la réalité pour confirmer ou infirmer ce modèle.Prenons l'exemple d'un site de social news (mais ce pourrait être un [site de e-]commerce) comportant 1 000 000 articles et ayant 10 000 utilisateurs actifs. La courbe ressemblerait à quelque chose comme ça :

Courbe
Distribution des articles en fonction de leur popularité décroissante

La popularité d'un article est le rapport, exprimé en pourcentage, entre le nombre de personne ayant voté pour un article et le nombre d'utilisateur du site. Ici l'article le plus populaire, le blockbuster a un score de Pmax = 1 % : il a obtenu 100 votes (je pense que dans la réalité, ce score est inférieur). Un article populaire n'intéresse qu'un faible pourcentage de lecteur.

Plaçons-nous, maintenant du point de vue d'un lecteur ayant lu 100 articles qu'il a classé du moins intéressant (score = 1) au plus intéressant (score = 100). Si l'on ne conserve, sur la courbe précédente, que ces 100 articles et que l'on superpose la courbe des scores de notre lecteur, je pense que nopus obtiendrons une courbe ressemblant à la suivante :

Courbes représentant la distribution des articles lus en fonction de leur popularité décroissante et de leur score
Distribution des articles en fonction de leur popularité décroissante superposée au score obtenu

Les articles qui m'intéressent le plus sont les moins populaires ! Dans ce cas comment un digg-like peut-il m'aider à trouver des articles intéressants ?

Il est assez amusant de constater que les algorithmes de recommandation soient très populaires dans le monde du e-commerce, ainsi que pour la musique et les DVD, mais pas du tout dans le monde l'information textuelle (journalisme, blogosphère, etc.) geekomatik est le seul exemple dans ce domaine, à ma connaissance. Malheureusement, le système de recommandation est, à mon avis, perdu au milieu de fonctionnalités peu ergonomiques et sans valeur ajouté, ce qui limite l'attrait du site, limite la taille de la communauté et limite donc la pertinence des recommandations. (Alexis, je suis prêts à reprendre nos échanges si tu le souhaites.)

Que pensez-vous de cette théorie ?

Le ratage USA Today : 4 mois après

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Début mars, USA Today sortait une nouvelle version de son site très web 2.0, provoquant une avalanches de commentaires négatifs. Alors que je prévoyais une chute du lectorat, certains commentateurs ont affirmé, qu'au contraire, le trafic avait augmenté (selon une source bien informée... USA Today).

4 mois après, le bilan est sans appel : le ratage est total. Compete mesure une chute de près de 70 % du trafic sur un an, et près de 60 % depuis mars dernier ! Par contre l'activité des utilisateurs y est plus forte que sur les sites concurrents comme le remarque Josh Catone sur Read/WriteWeb.


Courbe représentant l'évolution du trafic sur USA Today depuis un an
Évolution du trafic sur USA Today depuis un an

En satisfaisant le 1 % de ses utilisateurs actifs, USA Today est en passe de perdre les 90 % de ses lecteurs, certes passifs, mais générateurs de la plus grosse part des revenus... Tant mieux ! Cela laisse de la place pour d'autres acteurs !

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