16 mauvaises raisons de ne pas se lancer

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Photo d'illustration de troyscanon

Paul Graham, dans son dernier essai, Why to Not Not Start a Startup, répond à 16 mauvaises raisons généralement avancées pour ne pas se lancer dans l'aventure de la création d'une jeune pousse (startup).

  1. Trop jeune. Seule la maturité compte : certaines personnes sont parfaitement capables de se lancer à 18 ans, tandis que d'autres ne le seront probablement jamais.
  2. Trop inexpérimenté. Le moyen le plus efficace et le plus rapide pour acquérir de l'expérience est... de lancer une startup.
  3. Pas assez déterminé. La détermination est essentielle à la réussite, mais comment savoir si vous ne l'êtes pas assez ? Il est même probable qu'elle grandisse en même temps que vous avancez dans la réalisation.
  4. Pas assez intelligent. si vous pensez que vous n'êtes pas assez intelligent pour vous lancer, c'est probablement que vous êtes assez intelligent pour vous lancer. A moins d'écrire un logiciel type Mathematica, il n'est pas nécessaire d'être spécialement intelligent pour créer une entreprise.
  5. Je ne connais rien aux affaires. La connaissance du monde des affaires est totalement inutile pour créer une startup. La seule chose importante est de savoir comment faire un produit que les gens veulent. Il sera toujours tant d'apprendre comment faire des affaires lorsque les gens voudront effectivement votre produit.
  6. Pas de co-fondateur. C'est effectivement un problème que de sans lancer seul. Mais si vous n'en avez pas : trouvez-en un ! S'il n'y en a pas là où vous habitez allez en chercher un là où il y en a. Si personne ne veut travailler avec vous sur votre idée, changer d'idée !
  7. Pas d'idée. Aucune importance : la plupart des startup change d'idée en cours de route. Ce qui importe le plus dans la réussite d'un projet, c'est le porteur du projet pas l'idée. Un mauvaise idée portée par quelqu'un de brillant réussira, alors qu'une idée géniale portée par un nul ne donnera rien. Si vous voulez vraiment trouver une idée : pensez à ce qui manque dans votre vie quotidienne et trouvez un produit pour combler ce manque.
  8. Plus de place pour une startup supplémentaire. Pourquoi y-aurait-il une limite au nombre de startup pouvant exister ?
  9. Une famille à charge. Cette raison est valable. Ce qu'il faut faire : se lancer dans le conseil pour graduellement se tourner vers le produit. Une autre solution est de rejoindre une startup déjà existante.
  10. Indépendamment riche.. Si vous êtes riche, chercher la motivation ailleurs : travailler avec des gens passionnant par exemple qui, eux, ont besoin de travailler pour payer leurs factures.
  11. Ne pas être prêt pour s'engager. Si vous êtes jeune et que vous voulez conserver votre indépendance : parfait. Lancer une startup nécessite un engagement totale pour 3 à 4 ans (beaucoup moins si vous vous plantez). Mais si vous vous apprêtez à prendre un emploi dans une société, ayez bien conscience que vous vous engagez certainement pour une période au moins aussi longue. Au bout du compte vous regretterez peut-être d'avoir perdu votre temps dans cette boîte plutôt que d'avoir créer votre startup.
  12. Besoin d'une structure. Certaines personnes, la majorité peut-être, ont besoins d'être encadrées. Si tel est votre cas, vous ne pourrez jamais travailler dans une startup et encore moins en créer une. Comment savoir si vous avez un esprit suffisamment indépendant ? Si vous vous raidissez à la simple pensez que vous ne le seriez pas, c'est que vous l'êtes probablement.
  13. Peur de l'incertitude. Certaines personnes ont besoins d'être rassurée sur l'avenir. Si tel est votre cas, sachez que si vous lancer une startup, la probabilité est grande que vous vous plantiez ! Espérez le meilleur, mais attendez-vous au pire.
  14. Ne pas réaliser ce que vous évitez. Les grosses boîtes faisant des trucs chiants, en prenant un boulot dans l'une d'elle vous aurez à travailler sur des trucs chiants. Faciles, mais chiants. cela peut paraître sympa d'être payé pour faire un boulot facile, mais le côté chiant le rendra rapidement très chiant. Dans une startup, cela n'arrive pas.
  15. Vos parents veulent que vous soyez docteur. Les parents sont toujours plus conservateurs pour leurs enfants que pour eux-mêmes afin de les protéger. D'autre part, il sont toujours en retard d'une guerre. Si être docteur assurait un bon revenu et un statut social prestigieux à leur époque, ce n'est plus le cas. Vous en voudraient-ils d'être plutôt le Steve Jobs de demain ?
  16. Un boulot est le choix par défaut. Les choix par défaut sont très puissants, justement parce qu'ils opèrent sans conscience de choix. Mais il est probable que le choix par défaut d'aujourd'hui ne soit pas celui de demain.

Vous n'avez maintenant plus aucune excuse pour ne pas vous lancer... Facile à dire !

L'art de créer une communauté 2.0 : 8 conseils pratiques

Conseil | Entrepreneuriat | Web 2.0

Guy Kawazaki nous donnait des conseils très généraux dans l'art de créer une communauté. Le récent ratage du lancement de la nouvelle version du site USA Today montre qu'une communauté n'est pas toujours docile et ouverte au changement. Voici quelques conseils pratiques pour favoriser l'émergence d'une communauté, via le fameux UGC (User Generated Content, contenu généré par l'utilisateur).

Jakob Nielsen rappelle que dans la plupart des communautés en ligne, 90 % des utilisateurs ne participent pas du tout, 9 % participent un peu et seulement 1 % participent pour la quasi totalité. Ces inégalités de participation ne peuvent pas être supprimées mais il est possible de les réduire en amenant progressivement les badauds (lurkers) à participer, en suivants les conseils habituels d'ergonomie appliqués au 2.0 :

  1. Hiérarchiser les fonctionnalités. N'oubliez jamais que 90 % de vos utilisateurs viennent pour les quelques fonctionnalités au cœur de votre site. Or ce sont eux qui vous font vivre : elles doivent donc être mises en valeur. Par exemple, si vous avez un site d'information, il doit faire la part belle à... l'information : lecture aisée, recherche simple, navigation entre les divers articles simple et intuitive, bouton d'impression de la page bien visible, etc. Placez ensuite les fonctionnalités peut impliquantes (noter, voter, envoyer par mail, etc). Les fonctionnalités plus impliquantes (commenter, débattre, etc) doivent être visibles mais plus discrètes, ou du moins ne pas gêner les fonctionnalités premières de lecture, de recherche et de navigation dans l'information.
  2. Simplifier l'action de contribuer. Vous aurez, par exemple, une participation plus importante à un système de notation des articles s'il suffit d'un clic sur des petites étoiles placées après l'article que s'il est nécessaire de remplir un formulaire sur une page séparée. Faites en sorte que la participation soit simple et ne soit pas bridée par des barrières inutiles. En particulier, réfléchissez bien aux fonctionnalités qui nécessite un compte utilisateur (dont la création devra également être simplifiée en demandant le minimum de renseignements).
  3. Faite de la participation un effet de bord. Amazon, par exemple, gère un système de recommandations basé sur les achats des utilisateurs sans qu'ils aient à s'impliquer explicitement.
  4. Favoriser l'édition plutôt que la création. Afin d'éliminer l'angoisse de la page blanche, créez des pages ayant déjà un contenu (généré automatiquement) et que les utilisateurs pourront éditer, plutôt que de proposer la création d'une nouvelle page vierge, toujours anxiogène.
  5. Récompenser (mais pas trop) les contributeurs. Toute contribution doit être récompensée afin que le contributeur sente qu'il appartient à la communauté. Il doit voir que son action a un effet visible : publication du commentaire, incrément du nombre de vote, mise à jour de la note, etc. L'utilisation d'Ajax est très pertinente sur ces fonctionnalités, car l'utilisateur voit le résultat de son action en temps réel. Bien sûr, des systèmes de récompense plus lourds peuvent être mis en place pour des contributions importantes et régulières (système de karma, de responsabilité au sein de la communauté, voire de rétribution).
  6. Promouvoir les contributeurs de qualité. Afin de conserver un contenu de qualité, indispensable si vous souhaitez conserver les 90 % invisibles de votre audience, la promotion (récompense importante) doit être basé sur la qualité plutôt que sur la quantité. Vous favorisez ainsi les contributeurs occasionnels de qualité par rapport aux contributeurs frénétiques médiocres.
  7. Protéger la communauté des spammeurs et des trolls. Ne pas le faire abaisse la qualité globale du site, ce qui déplaît aux 90 % silencieux, et fini par rebuter les contributeurs honnêtes qui ne se sentent plus en sécurité dans un espace convivial. Bannissez sans pitié tout les spammeurs et tous les trolls.
  8. Demander l'avis des utilisateurs. Afin de gérer au mieux le changement (l'introduction de nouvelles fonctionnalités), il ne faut pas hésiter à consulter son lectorat en amont du changement, sur des pages de tests en beta, et après la sortie en production. Posez également des questions ouvertes sur les fonctionnalités qu'ils souhaitent comme Dell le fait via son digg-like IdeaStorm.

En transformant une simple visite en expérience utilisateur vous rendrez votre site web collant et en assurerez ainsi le succès. Mais n'oubliez pas que les inégalités de participation fournissent une image biaisée de la communauté, dont près de 90 % des membres ne s'exprimeront jamais.

6 leçons pour les startups en 2007

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Jawad Shuaib, le créateur du réseau social pour geeks Shuzak.com nous livre 6 leçons pour les startups en 2007.

  1. Diviser et conquérir, se différencier ou mourir :
    Plus un marché est petit et moins il est intéressant de concurrencer les acteurs dominants. Par conséquent, soyez les premiers sur une niche afin de décourager la concurrence. Une niche se crée en spécialisant une marché plus vaste. Il existe un réseau social pour les jeunes mères au foyer, créez en un pour les jeunes mères au foyer habitant la banlieue est de Londres !
  2. D'une manière générale, plus la niche est petite, plus les utilisateurs sont fidèles.
    « Si toute personne exposée à un produit l'apprécie, le produit n'aura pas de succès... La raison qui fait qu'un produit que "tout le monde apprécie" échouera est que personne ne "l'aime". La seule chose qui prédise le succès est la passion, même si seulement 10 % des clients potentiels l'ont. » (Scott Adams, Dilbert Blog)
    Les produits Apple, par exemple, ont toujours eu une petite communauté d'utilisateurs passionnés évangélisant autour d'eux, comme nous l'a appris Guy Kawasaki dans l'art de créer une communauté.
  3. Focus :
    Comme je vous l'écrivais dans mon précédent billet, il faut savoir garder le focus. Il est impératif de rester focalisé sur sa niche sans chercher à se diversifier, pour conserver cette communauté de passionnés.
  4. Aucun petit marché n'est assez petit :
    Les utilisateurs du web étant tellement nombreux, qu'aucune niche n'est trop petite pour ne pas être rentable.
  5. Pensez simple.
    Ayez toujours en tête le principe du rasoir d'Occam, à savoir que de deux solutions, préférez toujours la plus simple. Cela signifie, que votre produit doit être simple à utiliser, en éliminant toutes les fonctionnalités superflues. Cela implique donc de rester focaliser sur le problème que résout votre produit pour ses utilisateurs du cœur de la cible (les passionnés de la niche).
  6. Les soubresauts de la bulle.
    La bulle internet marque encore le monde du web, et moins d'argent est injecté dans les startups. Mais il n'y a pas de secret : la plupart des jeunes pousses périront, et la principale cause d'échec est de croire qu'il faut s'attaquer au marché entier.

La meilleure façon d'aboutir au succès n'est pas de se lancer sur un énorme marché, en se disant « si je prends 1 % du marché, je suis le roi du pétrol ! » mais de créer un marché de niche et de le conquérir le premier. Mieux vaut 100 % d'une niche représentant 2 % d'un marché plus gros, que 1 % de ce dernier !

Un plan d'affaire pour quoi faire ?

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Le Wall Street Journal s'interrogeait sur l'utilité d'avoir un Plan d'affaire (business plan). En effet, une étude (.doc) récente n'a pas trouvé de différence statistique de succès entre des jeunes pousses (start-up) ayant un plan d'affaire et celles n'en ayant pas. Je pense, pour ma part, que se doter d'un plan d'affaire est indispensable.

D'abord, la rédaction de ce document est l'occasion de mettre ses idées au clair en les formalisant, car si « ce qui se conçoit bien s'énonce clairement », ce qui s'énonce confusément se conçoit mal... C'est une aide à la conception et à la définition du projet.

Ensuite, il permet à toute l'équipe de partager la même vision du projet et ainsi de garder le focus sur le but.

Cependant, sa rédaction doit être rapide et aboutir à un document léger (10 à 20 pages). Et pour nous aider dans cet exercice le bon docteur Kawazaki nous enseigne le zen du Business Plan. Tout l'art de rédiger un plan d'affaire est d'évaluer sincèrement son projet, sans se mentir, et d'y renoncer s'il s'avère par trop bancal avant d'être ruiné...

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