Paul Graham, dans son dernier essai, Why to Not Not Start a Startup, répond à 16 mauvaises raisons généralement avancées pour ne pas se lancer dans l'aventure de la création d'une jeune pousse (startup).
Vous n'avez maintenant plus aucune excuse pour ne pas vous lancer... Facile à dire !
Guy Kawazaki nous donnait des conseils très généraux dans l'art de créer une communauté. Le récent ratage du lancement de la nouvelle version du site USA Today montre qu'une communauté n'est pas toujours docile et ouverte au changement. Voici quelques conseils pratiques pour favoriser l'émergence d'une communauté, via le fameux UGC (User Generated Content, contenu généré par l'utilisateur).
Jakob Nielsen rappelle que dans la plupart des communautés en ligne, 90 % des utilisateurs ne participent pas du tout, 9 % participent un peu et seulement 1 % participent pour la quasi totalité. Ces inégalités de participation ne peuvent pas être supprimées mais il est possible de les réduire en amenant progressivement les badauds (lurkers) à participer, en suivants les conseils habituels d'ergonomie appliqués au 2.0 :
En transformant une simple visite en expérience utilisateur vous rendrez votre site web collant et en assurerez ainsi le succès. Mais n'oubliez pas que les inégalités de participation fournissent une image biaisée de la communauté, dont près de 90 % des membres ne s'exprimeront jamais.
Jawad Shuaib, le créateur du réseau social pour geeks Shuzak.com nous livre 6 leçons pour les startups en 2007.
La meilleure façon d'aboutir au succès n'est pas de se lancer sur un énorme marché, en se disant « si je prends 1 % du marché, je suis le roi du pétrol ! » mais de créer un marché de niche et de le conquérir le premier. Mieux vaut 100 % d'une niche représentant 2 % d'un marché plus gros, que 1 % de ce dernier !
Le Wall Street Journal s'interrogeait sur l'utilité d'avoir un Plan d'affaire (business plan). En effet, une étude (.doc) récente n'a pas trouvé de différence statistique de succès entre des jeunes pousses (start-up) ayant un plan d'affaire et celles n'en ayant pas. Je pense, pour ma part, que se doter d'un plan d'affaire est indispensable.
D'abord, la rédaction de ce document est l'occasion de mettre ses idées au clair en les formalisant, car si « ce qui se conçoit bien s'énonce clairement », ce qui s'énonce confusément se conçoit mal... C'est une aide à la conception et à la définition du projet.
Ensuite, il permet à toute l'équipe de partager la même vision du projet et ainsi de garder le focus sur le but.
Cependant, sa rédaction doit être rapide et aboutir à un document léger (10 à 20 pages). Et pour nous aider dans cet exercice le bon docteur Kawazaki nous enseigne le zen du Business Plan. Tout l'art de rédiger un plan d'affaire est d'évaluer sincèrement son projet, sans se mentir, et d'y renoncer s'il s'avère par trop bancal avant d'être ruiné...